Enrico Fermi  


 
Enrico Fermi naît le 29 Septembre 1901 à Rome (Italie).

Il est diplômé de l'Université de Pise en 1922, puis devient conférencier à l'Université de Florence durant 2 ans, avant de devenir professeur de Physique Théorique à Rome en 1926. Là il développe les statistiques Fermi-Dirac. En 1932 il écrit un article déterminant concernant la décroissance beta, met au point sa théorie de l'émission de rayons beta dans la radioactivité en 1934, et se met à étudier la création d'isotopes radioactifs artificiels à l'aide de bombardement de neutrons.
Son bombardement de l'uranium par neutrons lents provoque des réactions que l'on identifiera plus tard comme la fission atomique. En fait, à cette époque, Fermi devient le premier physicien à briser l'atome, et ses recherches suivantes vont poser les bases de la génération de l'énergie nucléaire. C'est donc tout naturellement qu'il obtient en 1938 le Prix Nobel de Physique pour ses développements concernant l'exploitation de l'énergie atomique.

En 1939, le début de la guerre lui fait quitter l'Europe le 2 Janvier pour émigrer aux Etats-Unis. Avec le chercheur Leo Szilard, il commence à travailler, d'abord à Columbia puis à l'Université de Chicago, sur la construction d'une pile atomique pouvant permettre de contrôler la diffusion de l'énergie nucléaire. Il y parvient le 2 Décembre 1942, créant ainsi le premier réacteur nucléaire fait de la main de l'homme.

En Septembre 1944, Fermi arrive au laboratoire de la bombe atomique de Los Alamos (Nouveau Mexique), avec son collègue Szillard. Fermi, était un franc partisan de l'existence de civilisations extraterrestres, mais se trouvait confronté à une frustration du manque de signes de leur existence. En suivant le raisonnement selon lequel des civilisations devraient aujourd'hui s'être répandues dans la galaxie, il descend déjeûner un après-midi à Los Alamos et pose sa fameuse question : S'ils sont partout, où sont-ils ? Pourquoi n'avons-nous trouvé aucune trace de vie extraterrestre intelligente ? Leo Szilard, chercheur d'origine hongroise, répond alors avec humour que peut-être ils sont parmis nous, mais se font appeler Hongrois. Dans son livre The Curve of Binding Energy [1973, Farrar, Straus and Giroux, pp. 104-105], John McPhee raconte :

Toutes les théories de Los Alamos ne purent être testées. Une longuement populaire au sein de la Division Théorique fut, par exemple, que les Hongrois étaient des Martiens. Le raisonnement était le suivant : les Martiens ont laissé leur planète il y a des éons et sont venus sur Terre; ils ont atterri dans ce qui est aujourd'hui la Hongrie; cependant les tribus d'Europe étaient tellement primitives et barbares que les Martiens durent dissimuler leurs différences d'évolution pour éviter d'être coupés en morceaux. Au fil des années, cette dissimulation finit par être quasi-totale, mais les martiens avaient trois caractéristiques trop difficiles à dissimuler : leur passion des voyages, qui déboucha sur les bohémiens Hongrois; leur langue (le Hongrois n'a aucun lien avec les langues parlées dans les pays voisins), et leur intelligence provenant d'un autre monde. Il fallait regarder alentour pour se rendre à l'évidence : Teller, Wigner, Szilard, von Neumann -- tous étaient Hongroi!

s. Wigner avaient conçu les premiers réacteurs à production de plutonium. Szilard avait été parmi les premiers à suggérer que la fission pouvait être utilisée pour fabriquer une bombe. Von Neumann avait développé l'ordinateur numérique. Teller ? au caractère trempé et infatigable (...) ? travailla durant de longues heures et piaffa d'impatience lorsqu'il ressentit un avancement trop lent du projet Panda, lorsque la bombe à hydrogène fut connue. ... Teller avait un accent Martien à couper au couteau. Il avait également un sens de l'humour qui pouvait pénétrer les os.

Peut-être donc que Szilard essayait de mettre son collègue d'origine italienne dans la confidence :) Lorsque l'on rappelle à Teller la réponse de Szilard à Fermi, et répond avec ferveur Non ! Nous sommes des Martiens ! [SETI].

Plus sérieusement, on peut avancer des explications au paradoxe de Fermi :
il n'existe pas de civilisations extraterrestres, du moins dans notre galaxie. Nous sommes le seul et unique exemple de vie dans la Voie Lactée. Les propabilités d'apparition de la vie seraient alors très inférieures à celles que l'on imagine.
des civilisations extraterrestres existent, mais ne peuvent nous visiter en raison de difficultés impondérables du voyage interstellaire. Et bien qu'ils pourraient être capable de communiquer avec nous, leurs tentatives ont toujours échoué.
des civilisations extraterrestres existent et nous ont visité, mais veulent nous laisser seuls pour l'instant et observer notre développement. Si jamais elles interragissent avec nos gouvernements, elles le font en secret, de manière à ce que nous n'en soyons pas avertis.
En 1945 après ses travaux pour la réalisation de la première bombe A, iil devient citoyen américain. En 1946 l'Université de Chicago crée l'INS (Institute for Nuclear Studies, qui deviendra l'Institut Enrico Fermi) et offre un poste de professeur à Fermi. Celui-ci accepte et quitte Los Alamos avec sa famille pour retourner à Chicago, où il va passer le reste de sa vie.

En 1949 il milite contre le développement de la bombe H.

Fermi décède prématurément le 28 Novembre 1954 à Chicago, d'un cancer de l'estomac.


 

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